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Article publié le 11/01/2017


Le 11/01/2017

à Paris, National
France


Vivre, décider et travailler au pays

Le Conseil économique social et environnemental publie ce 11 janvier une étude sur « la place des jeunes dans les territoires ruraux ».

Le Mouvement rural de jeunesse chrétienne, association gérée et animée par des jeunes de 13 à 30 ans agissant sur les territoires ruraux, souligne une bonne initiative qui éclaire les enjeux de territoires peu traités par les politiques au niveau national.

Nous nous réjouissons de la publication par une institution réunissant plusieurs acteurs de la société civile française d’une étude s’intéressant à la vie des habitants de notre pays et non exclusivement à une institution ou un dispositif : c’est une initiative bienvenue pour construire les politiques de demain.

L’étude appréhende la complexité de la réalité en soulignant la diversité des jeunes et des territoires ruraux. Le rapport pointe justement des réalités habituellement peu valorisées dans le débat public : une certaine « invisibilité » des situations de pauvreté dans plusieurs zones rurales, la vitalité des liens rural-urbain dans de nombreuses régions, un éclairage sur l’enjeu de l’égalité hommes-femmes ou encore un accès au logement pas évident dans les espaces ruraux.

Mais, nous estimons que l’étude manque un élément majeur et englobant pour comprendre l’évolution des territoires ruraux et en creux de la place des jeunes dans ces espaces : il s’agit de la logique de métropolisation. Au-delà de la concentration des richesses et de leur production dans les métropoles, au-delà de la concentration des services dans les métropoles, la logique de métropolisation induit un éloignement des lieux de décision des citoyens habitant hors des centres métropolitains.

Car l’enjeu pour les habitants des espaces ruraux, jeunes compris, est de pouvoir vivre, travailler et décider au pays. Cet enjeu est partagé par les habitants des banlieues qui, eux-mêmes, subissent bien souvent les décisions d’une métropole-centre sur laquelle ils n’ont que peu de prise. Le renforcement des rencontres entre urbains et ruraux souhaitée par le CESE pourrait favoriser des échanges à ce sujet. La solution d’une meilleure place des habitants dans notre société passe donc par un partage des richesses entre les espaces et les habitants.

Pour répondre à cet enjeu de vivre, travailler et décider au pays, les jeunes ruraux ont plusieurs atouts que soulignent en partie les préconisations du CESE. L’envie de favoriser l’accès aux services et au logement constitue une réponse encourageante pour vivre au pays. La volonté de développer des activités créant de la valeur ajoutée dans les espaces ruraux est une réponse pour travailler au pays : elle a d’autant plus de sens que ces solutions sont portées collectivement. Le souhait de favoriser l’implication des jeunes dans les associations est une des clés pour encourager le décider au pays. L’étude du CESE souligne le fort attachement des jeunes ruraux à leur « campagne ». Et c’est bien dans cette fierté de construire avec l’ensemble des habitants résidant dans un territoire que se trouvent les solutions de demain pour des espaces ruraux vivants.

Pour plus d'infos sur l'avis du CESE, c'est ICI

 

 

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